blog eco p Conférence_Oskar_Rapp-8L’emblématique ancien directeur de Freudenberg, l’excellent Oskar Rapp, donnait jeudi 14 janvier à l’Auberge des trois Jumeaux à Saints Geosmes une conférence intitulée “La 4e révolution industrielle – Quo vadis industrie ?”. (JHM du 19 janvier 2016)

À l’invitation du Rotary Club de Langres auquel il appartient, il a développé le thème des challenges et des risques liés à la digitalisation, autrement nommée big data.

Après avoir rappelé les trois précédentes révolutions industrielles (la vapeur et la mécanisation, puis l’électricité et enfin l’automatisation) Oskar Rapp a décrit la digitalisation totale, ses pratiques et ses effets dans l’industrie, domaine qu’il maîtrise parfaitement : «on a créé des conditions de production de masse pour un produit unique grâce à des machines qui communiquent entre elles».

Dans la course engagée autour et par cette quatrième révolution industrielle, l’Allemagne, par exemple, a pris de l’avance sur ses partenaires et concurrents, notamment la France. Nos voisins d’outre-Rhin se sont organisés avant tout le monde pour préparer cette révolution. On peut en mesurer les premiers effets visibles avec, par exemple, la voiture connectée : «nos voitures seront de plus en plus connectées».

Un des autres volets émergents, et surtout fondamentaux de cette révolution est la fabrication additive, que le grand public appelle l’impression 3D ; «Que cela vous plaise ou non, ça va arriver !».

Oskar Rapp a expliqué à la quarantaine d’invités présents que cette digitalisation globale, systématique, et les interconnexions des réseaux ouvraient des perspectives énormes et «une révolution dans le monde du travail». Une de ces conséquences serait le besoin permanent de formation.

Le sage a dit : ce que tu ne peux éviter, choisis-le. Jeudi soir, le sage s’appelait Oskar. Il nous engageait à nous impliquer dans cette révolution, sans perdre de vue que «l’intelligence artificielle qui se profile à l’horizon… est dépourvue d’émotion. Je vois ça avec inquiétude» concluait le très rigoureux et modeste Oskar Rapp.