L’horizon se dégage pour Bernard Brulez : Désormais seul maître à bord de LARS, l’industriel a convaincu La Banque Publique d’Investissement France (BPI) de l’accompagner dans son projet de Recherche et Développement. Il n’arrête pas… (JHM du 14 mars 2017) 

Le petit paysan de Neuilly-l’Evêque, comme il se plaît à se nommer, trace toujours son sillon avec une constance, une rectitude qui portent leur moisson : on se souvient que le très haut-marnais Bernard Brulez dirige la société LARS (Ligament Advanced Reinforcement System) à Arc-sur-Tille. On n’a pas oublié non plus que ladite société est devenue leader mondial d’une niche en pleine croissance : l’implant ligamentaire artificiel utilisé en chirurgie orthopédique et traumatologique.

Or Bernard Brulez a reçu voilà quelques jours deux courriers intéressants. Le premier est signé Louis Schweitzer, commissaire général à l’investissement. Il lui annonce que BPI a décidé d’accompagner financièrement son projet de recherche et développement lié au ligament de 4e génération. Ce projet-là va révolutionner la ligamentoplastie. BPI l’a sélectionné dans la catégorie “projets de R&D structurants pour la compétitivité”. L’aide de BPI approche les 6 millions 500 000 euros pour un projet qui avoisinent les 10 millions d’euros.

Cette première consécration est tout sauf le fruit du hasard : accompagner l’instruction de son dossier, défendre son bébé a pris près de deux ans à Bernard Brulez. À maintes reprises, il a dû convaincre des experts des sciences, de l’Université, de l’industrie et des finances sur la pertinence de son projet.

La seconde missive lui confirme la très prochaine visite du Professeur Jean-Marie Lehn à son cher labo. En toute modestie, un Prix Nobel de chimie intéressé par la visite d’une TPE de mois de 10 collaborateurs, ça n’est pas si fréquent.

La concomitance des deux événements est pleine de cohérence. Les annonces sont indubitablement liées, avec une troisième d’ailleurs : Bernard Brulez détient plus de 99 % de LARS grâce au rachat des actions détenues jusqu’alors par des actionnaires minoritaires évitant ainsi l’entrée d’actionnaires étrangers. Cet autre intense combat a duré des années. Son épilogue heureux fait définitivement du patron haut-marnais un homme libre.

Ce début d’année, singulièrement favorable, n’est rien d’autre que l’aboutissement d’années d’obstination, de labeur, de publications scientifiques. Aujourd’hui encore, Bernard Brulez travaille 13 heures par jour. L’attribution de la Légion d’Honneur pour son engagement au service de la Recherche relève de la même logique, vient récompenser le même homme, la même conscience, les mêmes options.

Bernard Brulez persiste, par exemple, à ne pas distribuer de dividendes, au profit de l’investissement dans la recherche scientifique et l’outil de production ; à preuve les considérables travaux en cours pour faire de son nouveau labo un des plus novateurs technologiquement et au regard des nouvelles normes internationales. Il demeure ce que ce journal avait perçu il y a quelques années : un visionnaire. Et c’est cet homme, ce “terrien” viscéral, enfant du Bassigny, qui se prépare à annoncer la construction d’une nouvelle usine d’instrumentation chirurgicale à Nogent ! Mais chut !

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