La FFB a mis dans le mille en organisant mardi dernier dans ses locaux chaumontais une séquence de travail consacrée au Building Information Modeling, infiniment plus connu sous son acronyme : BIM. La salle de réunion était archi-comble pour écouter doctement l’intervenante de l’échelon régional de la Fédération dispenser ce premier niveau d’information aux professionnels haut-marnais du bâtiment. (JHM du 2 mai 2017)

Il s’agissait pour elle de démystifier – de rassurer aussi – ses hôtes sur le nouveau dispositif qui ambitionne globalement de «bâtir intelligemment et mieux». Il s’agit d’un outil informatique commun à l’ensemble des acteurs du bâtiment réunis autour d’un projet. Cet outil est graphique : il utilise l’image. Il est aussi dynamique : ce qu’il affiche évolue en fonction des contributions de chacun. Il est surtout collaboratif en ce que son efficacité est liée à la notion de partage. Lorsqu’il sera accepté, déployé puis assimilé, chacun gagnera du temps. Naturellement, on n’en n’est pas encore là. La bonne nouvelle est que le bâtiment français n’est pas en retard. Le train est en gare ; les moteurs chauffent. Il est encore temps de prendre son billet.

On parle de “maquette” à propos du BIM parce qu’un écran connecté sur un BIM peut afficher une maquette 3D du projet – souvent un bâtiment – en proposant à celui­ qui le consulte toutes les informations dont il a besoin et seulement celles-ci. C’est en cela que cette maquette est dynamique. La base de données est commune ; les données sont rangées dans des tiroirs, ou plutôt sur des calques visibles ou pas selon un bon vieux principe cher à Photoshop. On peut y trouver les données structurelles, les données thermiques, les données acoustiques etc. : tout ce qu’il est indispensable de prendre en compte à un moment ou à un autre dans l’acte de construire. Au rayon des inconvénients, le BIM est donc un dispositif de plus pour des professions qui saturent au registre des formalités. Il faudra acquérir l’outil logiciel, et surtout former du personnel à son utilisation. Cela représente un coût, pour des trésoreries qu’on a déjà connues en meilleure forme. Il faudra surtout accepter puis surmonter les appréhensions, parfaitement naturelles dans ce cas de figure : une nouveauté à laquelle on ne peut guère échapper ; demain, le BIM sera inscrit dans le cahier des charges. L’entreprise qui l’ignorera sera écartée d’office. Au rayon des avantages, il y aura à terme des gains de productivité, ne serait-ce qu’en évitant moult conflits techniques entre tous les intervenants puisqu’ils auront anticipé. Dans la tourmente, le doute, il est pertinent de prendre du recul. Le sage a dit : ce que tu ne peux éviter, choisis-le. Plus d’infos : www.ffbim.fr

 

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