« Plus qu’une équipe une famille chez McDo » explique avec bienveillance Jean-Claude Dauchez à quelques jours du 20e anniversaire de celui de Chaumont. Que de chemin parcouru ! (JHM du 3 octobre 2017)

Sans d’éminentes qualités de gestionnaire, Jean-Claude Dauchez, ne serait pas devenu, en moins de deux décennies seulement, le patron des Mc Donald’s de Chaumont, Langres, Neufchâteau, Contrexéville et Bar-sur-Aube. De toute évidence, il sait s’entourer. Il sait aussi faire confiance et écouter. Ses qualités humaines lui permettent aussi de repérer celles des autres.Cela fait 20 ans que cela dure ! En octobre 1997, McDo faisait le pari – assez fou à l’époque – de monter à partir de rien un McDo à Chaumont. Auparavant, McDo s’implantait de préférence dans des villes de plus de 60 000 habitants. À Chaumont, McDonald’s édifiait un petit restaurant de 140 places aux tables serrées sur un terrain étriqué et à l’accessibilité limitée. Ce restaurant employait alors une trentaine de personnes, soit 22 équivalents temps complets.
Jean-Claude Dauchez ouvrait en 2003 Langres et en 2008 il rachetait le McDonald’s de Chaumont. Il croit en ce territoire et il investit. Il casse les murs, modernise le restaurant, développe les équipes. Et alors qu’il s’apprête à célébrer son 20e anniversaire, le Mc Do de Chaumont a multiplié son chiffre d’affaires par 2,5 et emploie 65 salariés, soit 47 équivalents temps complets.
Entre-temps, il a ouvert et racheté d’autres sites. Entre-temps, il a investi et réinvesti. Et ce n’est pas fini…

Revenons à l’établissement de Chaumont. Tout a changé. Les 140 places où on jouait des coudes sont devenues 180 places confortables, un nouvel espace jeu, des bornes tactiles, le salad’ bar etc.
À l’extérieur, c’est encore plus spectaculaire : le double drive, le vaste parking, la piste commande en ligne qui permet aux clients de préparer leurs commandes chez eux, l’accès boulevard Thiers. Tout cela apporte de l’espace.
Le temps aussi a été modifié, pour que le consommateur attende moins, ou n’attende plus. La supply chain des cuisines est informatisée, optimisée plutôt, à coups d’écrans tactiles et de mariages entre outils et informations en temps réel.
Chez McDonalds, les salariés s’appellent des équipiers. Et dans “équipiers”, on entend… la notion de famille, bien davantage que celle d’équipe. « C’est une famille » nous a dit Jean-Claude Dauchez. La formule a été reprise sans concertation par ses collaborateurs du management, ou en cuisine. À l’appui de ses dires, il y a la longévité constatée des salariés dans la société, un réel têtu, à mille lieues des a priori sur “le boulot chez McDo”. À Chaumont, des équipiers de l’automne 2017 étaient déjà là le premier jour, il y a 20 ans. Cela incite à penser qu’ils n’y sont pas malheureux. Il y a aussi des équipiers qui font leur chemin, au sein de la famille. Vous pensez que McDo n’est qu’un restaurant ? Erreur : c’est aussi une école de formation, qui juge bien moins les gens sur les diplômes acquis que sur le potentiel et le désir de chacun d’évoluer. Nathalie Sofisti est entrée comme équipière en 1997 ; en 2017 elle est devenue directrice adjointe du restaurant de Chaumont. Angélique Boutier qui cherchait un job à l’issue de ses études, est aujourd’hui directrice de marché de Langres, Chaumont et Bar sur Aube. Des parcours comme ceux-ci sont légion chez Jean-Claude Dauchez. Qu’on ne s’y trompe pas : on est bien là chez Jean-Claude Dauchez. Comme les autres patrons d’autres Mc Do, ailleurs, il est indépendant. Il fixe ses prix, il choisit ses actions de marketing en local, il négocie les extensions (à Chaumont, cela a pris singulièrement du sens !) ; il décide (ou pas) d’investir, de moderniser, de former.
Ainsi décidera-t-il (ou pas) d’ouvrir un second McDonald’s à Chaumont. Risquons un pronostic : ce sera oui. Reste à choisir le site, en fonction des opportunités qui se présenteront. Un Mc Do ne s’improvise pas n’importe où… Il est lié à son environnement. Alors ? La Vendue ? Saint-Aignan ? …