L’ambiance s’est singulièrement améliorée entre Energic (les entreprises locales) et l’Andra, qui signent même une convention. Il y a du business à faire… (JHM du 17 octobre 2017).

La journée “achats” de l’Andra, version 2017, qui s’est déroulée mardi 10 octobre 2017 au Technocentre près de Bure, fut bien plus apaisée que ce que l’on a pu connaître dans le passé. Le fait que l’Andra ait intitulé l’événement “Achetons local” relève plus du symbole que la signature de la convention avec Energic, en fin de matinée.

D’entrée, devant près de 160 participants, David Mazoiller, le directeur, et Pierrick Jaulins, le directeur des achats jouaient la cordialité pour cette 8e édition. Les deux hommes se complétaient bien, évoquant « une volonté d’insertion dans le territoire d’accueil » ou encore « une culture d’achat local ». Bon, certes, ils rappelaient tout de même qu’il existe un code des commandes publiques…
Devant un parterre de patrons ou de directeurs des achats, hommes de chiffres s’il en est, Ils mettaient en avant les leurs : sur les dix dernières années, l’implication de l’Andra, c’est plus de 200 millions d’euros d’engagements de commandes, plus de 14 000 commandes attribuées localement.


Chaque année, dans plus de 85 % des cas où au moins une entreprise locale est consultée, une entreprise locale est retenue. Bon an mal an, plus de 1 100 entreprises locales sont consultées et près de 1 000 commandes sont attribuées localement.
Les connaisseurs attendaient bien sûr l’intervention de Virginie Willaime. Plutôt que de “voler dans les plumes de ses hôtes”, l’énergique présidente d’Energic évoquait une poule et un porc. Ou plus exactement, la recette de l’omelette au lard. Chacun sait que pour la réussir, il convient de disposer au minimum d’œufs (d’où la poule) et de lard (d’où le porc).
Dans ce projet précis d’omelette, « la poule est concernée alors que le cochon est impliqué. Dans le projet de centre de stockage, nous nous sentons plus ou moins concernés. Nous souhaitons apporter nos œufs. Mais nous ne faisons pas que des œufs, sur ce territoire, nous faisons aussi du lard. Je voudrais donc que nous soyons vraiment impliqués »
Marc Demulsant, sous-préfet coordinateur de Cigéo, dressait lui un long point d’étape très circonstancié sur le contrat de territoire. Il évoquait 82 actions identifiées pour une enveloppe financière globale de 500 millions d’euros et notamment 90 millions de travaux routiers à réaliser.