Il se trouve régulièrement en Haute-Marne des événements, des réunions, des séquences de travail pour lesquelles on regrette que davantage de décideurs ne soient présents. Ce fut typiquement le cas jeudi dernier, dans les locaux de Canopé à Chaumont. (JHM du 17 octobre 2017)

La soirée était dédiée aux groupements d’employeurs (GE). Les trois GE haut-marnais étaient présents, ainsi que les représentants de l’État, de Pôle emploi. Était par bonheur aussi présent David Biguet, sous sa casquette de président du cluster Nogentech. Mais combien d’entreprises, en tant que telles, en leur nom ? Moins, bien moins que les doigts d’une seule main. Il est pourtant édifiant – au sens premier du terme – d’écouter une Virginie Willaime dans un registre plutôt “entreprise” ou un Daniel Manchin, dans un registre plutôt “social” expliquer que les organismes aux destinées desquels ils président « fonctionnent parfaitement, sont des solutions au chômage, et participent du développement de l’activité des entreprises ». Le principe du GE permet aux entreprises de se regrouper pour employer une main-d’œuvre qu’elles n’auraient pas, seules, les moyens de recruter.

Le but du GE est de recruter un ou plusieurs salariés et de le(s) mettre à disposition de ses membres, selon leurs besoins. Il peut également apporter à ses membres son aide ou son conseil en matière d’emploi ou de gestion des ressources humaines moyennant le paiement d’une prestation. Il permet donc de créer des emplois en CDI, à temps plein à partir des besoins à temps partiel des entreprises. Le GE est l’employeur des salariés. Ceux-ci sont donc liés par un contrat de travail. Toute personne physique ou morale, et ce quelles que soient son activité et sa forme juridique, peut adhérer à un GE.