Cet homme serait-il LA solution au problème majeur de l’économie en Haute-Marne : un chômage persistant et des jobs qui ne trouvent pas preneurs ? (JHM du 19 décembre 2017).

Jean-Michel Cadet, ancien prof (principal) de son état arpente les écoles et les collèges de l’est pour convaincre les jeunes de cette idée finalement évidente : le plus beau métier, c’est celui qu’on aime. Lorsqu’on doit s’orienter, cela peut être judicieux d’avoir cela en tête…

Dans le cadre d’Eosis (Éveil, Ouverture, Sensibilisation, Information, Savoir), il rencontre des élèves, essentiellement en classes de CM2 ou de 3e. Il leur parle d’avenir. De leur avenir. Il leur explique que les valeurs que l’École tente de leur transmettre sont finalement celles du monde du travail. Il dédiabolise l’entreprise ; il leur explique que « ce n’est pas que le CAC 40 ». Il évoque les filières de formation comme l’apprentissage qui n’est surtout pas réservé aux garçons, qui est encore moins destiné aux élèves en difficulté. Il démontre qu’une formation choisie et pas subie débouche bien plus sûrement sur un job choisi et un salaire valorisant.

Jean-Michel Cadet a créé un réseau de 34 entreprises partenaires qui financent aujourd’hui Eosis. Des CCI aussi sont convaincues, comme celle de Haute-Marne qui a eu la bonne idée de le faire intervenir dans les établissements de notre territoire : 1 700 écoliers ont déjà croisé l’ancien prof. Il doit intervenir dans 14 collèges. Il était la semaine dernière à Oudinot (Chaumont). Il arrive à Wassy, Anne-Frank etc.

L’intervenant ne tient pas un discours pontifiant. Sa posture de semeur de graines d’action citoyenne peut changer des vies, améliorer des parcours. Il sait pertinemment que ce sont les parents qui décident, et ne désespère pas que les élèves fassent passer les bons messages. Son défi : casser les préjugés sur l’apprentissage, sur l’alternance dont on sait bien, avec l’UTT de Nogent, qu’elle mène à des carrières d’ingénieurs de haut niveau.

Jean-Michel Cadet n’y va pas avec des gros sabots d’enseignant sûr de son savoir ; il interroge, il joue, il suggère. Par exemple que “respect” est le mot le plus important de notre langue, que cela s’acquiert et se pratique à l’école, et que c’est utile toute la vie, au travail comme ailleurs.

Faire intervenir Eosis dans un établissement ne coûte rien à celui-ci. Partout où il passe, les élèves et les chefs d’établissements se montrent satisfaits. Mais qui pourrait s’opposer à un discurs qui vise notamment à valoriser ceux qui l’entendent ? Reste à trouver un moyen de faire entendre Jean-Michel Cadet par les parents d’élèves. Ça, ce n’est plus du ressort de la CCI.

Contact : 06 62 68 66 72 – jeanmichel.cadet@eosis.info

 

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