Alexandre Pointard (CETIM Metz) était l’hôte de la dernière Matinale techno qui s’est déroulée le 6 février dans l’amphi de l’UTT à Nogent. Il a évoqué devant quelques industriels du bassin et les étudiants les développements à venir de la forge, celle dite, comme l’industrie, “forge 4.0”.

Ouvrant son propos par le secteur automobile, l’intervenant n’esquivait pas la question de la montée en puissance de l’électrique, et des conséquences de cette révolution entamée sur la forge traditionnelle. Pour Alexandre Pointard, « la mort du thermique n’est pas pour demain ». Le diesel ne devrait plus occuper que 14 % du marché en 2035 mais les lignes industrielles auront le temps de se renouveler. Première certitude : à technologie constante, on va utiliser de plus en plus des aciers haute résistance, de l’aluminium et des matériaux composites. La quantité d’acier mobilisée pour fabriquer une voiture va baisser de 12 % dans les 20 prochaines années. Les Forges de Courcelles se penchent depuis des années sur cette évolution et ses conséquences.

Alexandre Pointard s’est ensuite intéressé à l’aéronautique. Chacun songeait alors aux Forges de Bologne. Dans ce secteur, la fonction de la pièce prime tout le reste. À au moins autant que dans l’automobile, on recherche la réduction des consommations (moteur Leap). On passe donc du titane pur aux matériaux composites, pour les aubes de réacteur par exemple.

Ce spécialiste de la forge a ensuite évoqué cette fameuse industrie 4.0, « connectée, intelligente et agile ».

Contact : christophe.juppin@haute-marne.cci.fr

(JHM du 13 février 2018)

Love
Haha
Wow
Sad
Angry
  • WordPress
  • Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*

Loading Facebook Comments ...