Le groupement d’employeurs GE Interpro est en pleine révolution. Mercredi soir, il est devenuune entreprise coopérative, afin de s’adapter aux évolutions du territoire. Explications.
Un beau succès qui ne suffit pourtant pas au groupement d’employeurs. «Nous avons envie d’aller encore plus loin dans notre coopération», explique Virginie Willaime. «Le monde évolue autour de nous et nous y voyons des opportunités de développement.» Ordonnances Macron, naissance de la région Grand Est, mutualisation de nombreuses actions entre la Meuse et la Haute-Marne, «Cigéo, même si on ne peut pas être fondamentalement pour l’enfouissement», élargissement de l’Agglo…
«Toutes ces mutations conduisent à la diversification des besoins des entreprises. Nous nous devons alors d’évoluer pour y répondre, en étoffant notre offre de services au-delà de la seule mise à disposition de personnel en temps partagé», détaille la présidente du GE Interpro. «Avec un statut associatif, on ne répondait aux besoins que de nos entreprises. En coopérative, on espère fédérer un maximum d’acteurs. Et puis, nous dépoussiérons 1901, ce vieux schéma associatif qui n’a pas su évoluer. Il ne donne pas une image dynamique à l’entrepreneuriat. Quand on a découvert le statut de SCIC, ça a été une évidence. C’est ça qu’il nous fallait.»


Le GE Interpro va donc pouvoir développer son offre de service. «Nous allons transformer notre groupement d’employeurs en cabinet d’ingénierie RH», affirme tout simplement Virginie Willaime. Rien que ça. Désormais, le GE entend, par exemple, devenir «un véritable cabinet de recrutement. On veut aussi amener une expertise aux entreprises de notre territoire pour qu’elles fassent émerger leurs problématiques et les aider à formuler des hypothèses de solutions.» Le GE veut également proposer des formations courtes, sur mesure, en fonction des besoins des PME et TPE locales. Il souhaite enfin proposer des conseils juridiques aux entreprises qui en auraient besoin et s’appuyer sur son réseau de sociétaires pour s’entraider. Autant dire que le GE Interpro n’a pas attendu ses 18 ans pour devenir adulte.

P.-J. P.

(JHM du 26 février 2018 – page Saint Dizier)