Les inaugurations d’entreprises sont assez rares en Haute-Marne pour que nous ne boudions point notre plaisir. Une entreprise innovante d’autant plus ! Les personnalités diverses l’ont bien compris : près de 80 personnes ont répondu jeudi 5 avril à l’invitation tant attendue de Benoît Deboos, Didier Cognon et Daniel Sokoloff.

Fait notable : il n’y avait pas que des Haut-Marnais à cette inauguration. La présence d’Ardennais, d’Aubois, de Marnais témoignait de l’intérêt que porte toute la région à ce projet original à plus d’un titre. Marie-Pierre Gasparec, de la Caisse des Dépôts et Consignations l’a bien compris, expliquant que les investissements pour DIB-52 avaient valeur d’exemple pour l’économie circulaire et surtout représentaient l’avenir.

Paul Flamerion disait lui toute sa fierté d’avoir soutenu ce projet et Eugène Perez se réjouissait de cette nouvelle brique dans la réindustrialisation de Chamouilley. Le président Lacroix évoquait un autre volet – non négligeable – de ce projet ; il rappelait combien il était important de trouver une solution pour les personnes éloignées de l’emploi. Il relevait que l’ensemble du personnel embauché par DIB-52 était passé par le sas de l’insertion. Christine Guillemy aussi évoquait l’économie sociale et solidaire. Pour elle, DIB-52 apporte la démonstration de sa pertinence et de sa justification économique.

Sous sa casquette de présidente du plan régional prévisionnel de gestion des déchets (PRPGD), elle évoquait naturellement l’installation sous ses yeux, mais aussi l’essaimage dont on parle de plus en plus …notamment du côté de Chaumont. Hélène Demolombe Tobie, sous-préfète de Saint-Dizier, qui a accompagné ce dossier de bout en bout, soulignait son exemplarité pour l’environnement, le social et le bien commun. L’emblématique Benoît Deboos rappelait lui les statuts particuliers de DIB-52 : il s’agit d’une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Son objet social est le service de la collectivité, autrement dit du bien commun. « Les déchets collectés localement sont une ressource du territoire ; ils doivent être si possible exploités localement. Leur valorisation entre dans ce qu’il est convenu d’appeler l’économie circulaire. DIB 52 veut être un acteur du territoire, pour le territoire, et porté par le territoire. »

(JHM du 10 avril 2018)

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