Virginie Willaime a quitté la présidence d’Energic. S’il ne fallait retenir qu’un instant de son mandat, ce sera sans doute son discours… énergique dans les murs de l’Andra à Saudron. Elle avait mis les choses au point, sans langue de bois. Aujourd’hui, elle est vice-présidente représentant les activités de services et commerciales.
Virginie Willaime fait aussi partie du CESER Grand Est.

Energic sert vraiment à quelque chose ?
Virginie Willaime : « le sujet n’est pas simple et l’hétérogénéité des territoires et des individus n’aide pas à le décomplexifier ; il est une évidence : Energic est le seul organe aujourd’hui qui a su s’organiser sur nos deux départements mais surtout perdurer. Déjà 11 ans d’exercice à l’aide aux entreprises en termes de montée en compétences, de mise en relation commerciale et de pédagogie à l’annonce de CIGÉO ainsi qu’aux projets industriels des opérateurs. Les chiffres parlent d’eux-mêmes en termes de soutien, de nombre de formations liées aux métiers de l’énergie, de certifications, d’actions. »

Et votre rôle de présidente ?
V. W. : « Il fut complexe. Energic se veut une association ayant pour but essentiel la mise en relation commerciale et la garantie de développement économique de ses adhérents, c’est-à-dire des chantiers en lien avec les opérateurs EDF ORANO CEA et L’ANDRA. La loi est effectivement écrite dans ce sens. Elle demande que les opérateurs soient engagés dans des actions de développement économique ; commence alors la difficile tâche d’ambassadeur, de lobbyiste, de juge, d’avocat, voire de technicienne nucléaire ! Ma tâche fut passionnante. Elle nécessite une haute dose d’écoute, d’analyse et de prise de recul. Et quand vient se rajouter la Loi NOTRe dans notre paysage, il est évident que le rôle prend aussi une envergure politique. J’ai relevé ce défi avec comme objectif qu’Energic soit reconnu comme un acteur majeur du territoire ; nous sommes aujourd’hui associés à tous les débats et avons su faire preuve d’exemplarité en associant systématiquement nos partenaires CCI 52.55, Agglo, CRITT, et institutionnels ».

Certains chefs d’entreprise pensent qu’Energic ne sert à rien
V. W. : « Si certains pensent ou disent qu’Energic n’apporte rien, que les affaires se font sans, que nous devrions être plus offensifs, vis-à-vis des opérateurs qui devraient « faire plus », je redonne mon credo de départ : nous ne sommes rien seuls face à un projet colossal. Nous nous devons en tant que chef d’entreprises responsables d’être unis et fédérés parce que si nous ne voulons pas subir l’avenir nous devons le construire, et nous ne construirons rien si nous sommes isolés. »

Que retiendrez-vous, vous, de ces quatre années ?
V. W. : « J’ai martelé l’engagement de tous pour notre territoire ; nous avons à ce titre pu signer le protocole de coopération avec l’ANDRA. Plus qu’un acte symbolique, ce fut une preuve de l’engagement ; je souhaite que le travail accompli perdure dans cet esprit de négociation sans relâche. »

(JHM du 24 avril 2018)

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