Artifil, qui jouxte l’aérodrome de Semoutiers, près de Chaumont, a largement digéré son déménagement, puis la fusion avec Geiss.
L’entreprise a diversifié ses compétences, sa production et ses domaines d’intervention (automobile, agricole etc.) Tout pourrait aller au mieux dans le meilleur des mondes où on travaille beaucoup pour réussir si l’emblématique Xavier Boucknooghe n’était désormais titillé, pour le moins, par l’idée de transmission. Il n’a pas encore atteint l’âge de la retraite mais sait pertinemment que ces choses-là s’anticipent. Il sait surtout que dans les cinq ans qui viennent, la totalité de l’encadrement d’origine fera valoir ses droits à la retraite ; il flaire le danger. Aujourd’hui, préparer cette transition et en filigrane son départ devient son défi majeur.
Mais nous sommes en Haute-Marne, territoire “particulier” qui n’est pas celui qui spontanément va le plus attirer les jeunes diplômés. Pour séduire cette jeunesse qualifiée, Xavier Boucknooghe parie sur des métiers valorisants et diversifiés. Il affirme même – sans que cela ne relève de la boutade – qu’il lui est plus difficile de trouver des hommes que de nouveaux produits. Il est vrai que les hommes (et femmes) en question, souvent déjà dans la place, doivent apprendre à composer avec le bouillonnant XB, à entendre les fulgurances de son esprit de synthèse. Ces compétences-là ne s’acquièrent pas forcément en école d’ingénieur. Ceux qui trouvent les clés de cette transversalité érigée en système ont toutes les chances d’inscrire leur avenir chez Artifil.
JHM du 25 septembre 2018